À
l'avènement du XXI° siècle,
nombre d'Africains ont vu leurs systèmes
politiques s'ouvrir de manière spectaculaire,
ainsi que de meilleures gestions économiques
porter leurs fruits. Mais d'énormes défis
subsistent, notamment le fait intolérable
que 46 pour cent des habitants de l'Afrique subsaharienne
continuent de vivre avec moins d'un dollar par
jour.
La
faiblesse institutionnelle, la mauvaise gouvernance
et l'instabilité politique continuent de
constituer les principaux obstacles au développement.
En outre, la progression rapide du VIH/sida ravage
non seulement la santé des habitants, mais
aussi le tissu même de la société
ainsi que la productivité économique.
L'Afrique risque également d'être
exclue du processus global de mondialisation et
de ne pas profiter des nombreux bienfaits des
nouvelles Technologies de l'information et de
la communication dans le monde.
En
réaction, plusieurs pays africains ont
adopté des initiatives audacieuses en se
fixant des priorités régionales
et sous-régionales pour le nouveau siècle.
Lors du sommet de l'Organisation de l'Unité
africaine (OUA) en juillet 2001, ces initiatives
ont été intégrées
dans une vision unique pour l'avenir de l'Afrique
et elles ont par la suite été lancées
en tant que Nouveau
partenariat pour le développement de l'Afrique
(NEPAD). La
création de l'Union africaine (UA),
en juillet 2002, a constitué un jalon important
dans la promulgation de la vision que l'Afrique
a d'elle-même, et le NEPAD est devenu une
initiative relevant de l'Union africaine.
En
octobre 2002, l'Assemblée générale
de l'ONU a entériné la recommandation
du Secrétaire général Kofi
Annan selon laquelle le NEPAD devrait servir de
cadre pour l'appui de la communauté internationale
au développement de l'Afrique.
La
TICAD soutient pleinement le NEPAD et offre une
tribune sans précédent pour un dialogue
de haut niveau et la recherche d'un consensus,
aux fins d'appuyer cet effort dirigé par
les Africains eux-mêmes.
La
TICAD III s'engage pleinement à créer
une synergie totale entre les travaux de la TICAD
et les approches du NEPAD.
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